LA REFORME DU SYSTEME DES MARCHES PUBLICS DE 1999 A 2003
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INTRODUCTION Dans le cadre de son programme de réforme du secteur des finances publiques, le Gouvernement ivoirien a bénéficié d’un appui non remboursable du Gouvernement Japonais pour le Renforcement des Capacités en Côte d’Ivoire. Une partie des ressources de ce don administré par la Banque Mondiale a été affectée à la réalisation du Projet de Réforme du Système des Marchés Publics à hauteur de 468 600 $ E.U. Le Gouvernement ivoirien, lors du Conseil des Ministres du 16 juin 1999, a marqué son engagement politique et son appui financier à la Réforme du Système des Marchés Publics qui a été officiellement lancée le 14 octobre 1999, suite aux travaux préparatoires conduits de janvier à octobre 1999. La réforme a enregistré d’importants résultats qui ont fait l’objet de validation au cours d’un séminaire de restitution qui s’est tenu les 10 et 11 mai 2001 à Yamoussoukro pour la validation du volet juridique et réglementaire. Le séminaire a également adopté les principales orientations pour la composante Organisation institutionnelle et Développement des Outils de mise en œuvre des procédures. I. CADRE GENERAL DE LA REFORME
I.1. Contexte Cette réforme s’inscrit dans le cadre général de l’assainissement des finances publiques. Elle complète et s’intègre ainsi dans ce vaste programme comportant :
Au niveau extérieur, la nécessité de s’adapter à l’environnement économique international :
I.2. Constats La Réforme est née de plusieurs constats d’insuffisances et de dysfonctionnements du système :
I.3. Objectifs de la réformeD’où l’impérieuse nécessité d’une réforme en profondeur avec pour objectifs principaux l’amélioration des règles et procédures de passation des marchés publics, la recherche de l’efficacité, la libre concurrence, la transparence et l’adaptation au contexte nouveau. II. CONTENU DE LA REFORME
Approche adoptée : une approche inclusive qui englobe le processus de passation des marchés dans son ensemble avec les différentes fonctions qui le caractérisent et les différents échelons de l’administration publique (administration centrale, déconcentrée et locale). II.1. Réforme du cadre juridique, réglémentaire et institutionnel
Regroupement des principales dispositions applicables aux marchés publics au sein d’un même Code en vue d’établir une bonne cohérence de la réglementation, faciliter la dissémination de l’information et réduire les risques d’interprétation. II.1.1 Les principales dispositions et leur impact attendu
II.1.1. a Mesures de transparence
Aussi, le code institue-t-il un mécanisme de recours préalable amiable. Il comprend deux organes : l’un au niveau administratif, pour la gestion des différends et litiges entre services publics, et l’autre de composition paritaire pour connaître des différends et litiges entre ces services et les candidats aux marchés publics. Le secteur privé y est représenté de façon égalitaire avec l’Administration.
II.1.1. b Concurrence et Efficacité
* Un projet de Code des Marchés Publics a été élaboré et validé avec les principaux acteurs nationaux et les partenaires au développement (Banque Mondiale, BAD, Union Européenne). II.1.2. Nouvelle approche institutionnelle : Déconcentration, Décentralisation
La nouvelle organisation institutionnelle met en place un schéma qui décrit entre autres les rôles et responsabilités des différentes entités intervenant dans la chaîne des marchés publics, les relations fonctionnelles entre celles-ci, à tous les échelons de l’administration (central, régional et local) :
II.1.3. Les outils de gestion du système des marchés publics Pour la gestion efficace des procédures, divers outils seront développés, divers documents types élaborés : Dossiers d’Appel d’Offres, procès verbal d’ouverture et de jugement des offres, rapport d’analyse, guide pratique, modèles de contrats etc.). La composante institutionnelle et développement des outils a été engagée avec deux consultants nationaux qui ont achevé leur mission à fin 2001. Un consultant international (Centre de Commerce International – CCI) démarrera sa mission au mois d’août 2002 et dont les conclusions permettront d’arrêter le schéma institutionnel définitif du système et de finaliser le projet de code à fin décembre 2002. II.2. Renforcement des moyens du système II.2.1. Formation, renforcement des capacités, développement des ressources humaines Premier objectif * Créer les conditions d’une mise en œuvre efficiente des résultats techniques de la réforme. L’opérationnalisation des produits de la réforme ci-haut exposés nécessite l’existence de capacités suffisantes en ressources humaines (quantitativement et qualitativement).
Deuxième objectif * Installer les bases d’une pérennisation du nouveau système
II.2.2. Informatisation et équipement du système Objectif : mise en place d’un progiciel pour la gestion des documents, outils, produits et applications suivant les étapes indiquées ci-dessous :
* Un consultant national a achevé la première phase de sa mission portant sur l’élaboration du schéma directeur informatique.PERSPECTIVESDans le chronogramme de ses activités, la coordination du projet entendait pouvoir proposer au comité de pilotage, les produits de base de la réforme à la fin de l’année 2001, à savoir le nouveau code des marchés publics et ses textes d’application.En effet, après l’achèvement de la composante organisation institutionnelle et développement des outils de mise en œuvre des procédures, attendue également pour la fin 2002, le nouveau système des marchés publics était prévu pour être opérationnel pour la gestion 2003.Toutefois, la mise en œuvre effective de la réforme ne sera efficiente que si la composante formation et renforcement des capacités est exécutée. Car il est primordial que tous les acteurs de la chaîne de la commande publique soient formés à la connaissance des nouvelles procédures.La consultation pour le recrutement du cabinet chargé de conduire la mission d’évaluation des besoins en formation et de la conception du matériel didactique, est prévue pour ce deuxième semestre 2002.Le coup d’Etat de décembre 1999 et la transition qui s’en est suivie a eu un impact considérable sur le chronogramme du projet. Cependant, la demande de prorogation du Don japonais n’a pas été retenue et il a été clôturé le 30 juin 2001, alors que la réforme est à mi-chemin de son chronogramme de réalisation. Le besoin de financement additionnel, nécessaire pour finaliser l’ensemble des activités a été exprimé aux partenaires au développement que sont la Banque Mondiale, la Banque Africaine de Développement et l’Union Européenne. Mais, ces requêtes n’ont pas retenu leur attention. Le Gouvernement a dû prendre le relais sur budget national.
Le Chef de Projet M. COULIBALY Y. P. |
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